LA CERAMIQUE.
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La
protohistoire :
(750 à 52av
JC) période intermédiaire entre préhistoire et histoire où l'usage de
l'écriture chez les Gaulois était encore limité, cette période correspond
grossièrement à l'âge des métaux :
bronze
et deux premiers âges du
fer.
Urnes funéraires du premier âge du fer
Vase de l'âge du fer
Mouliers et Villemartin (Gironde)
Urne funéraire
de l'âge du fer, avec assiette comme couvercle
Vallée de l'Eyre (Gironde)
Urne funéraire à grand col en entonnoir, VIIème siècle av JC
(Gironde)
Urne funéraire, à plat-couvercle
Teich (Gironde)
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L'incinération sous tumulus
reparaît dans la phase
moyenne du premier âge du fer. Le corps du défunt était brûlé sur un bûcher,
les os calcinés étaient soigneusement recueillis, puis ils étaient placés,
après lavage, dans une urne funéraire en terre cuite. L'urne était la
plupart du temps recouverte d'un couvercle adapté ou d'une assiette ou d'un
simple tesson. Les offrandes (parures, objets divers usuels...) étaient
généralement brûlées sur le bûcher avec le défunt, puis déposées dans
l'urne, les armes étaient brisées ou ployées. Dans l'urne on trouve
également, assez souvent, des vases accessoires vides.
L'urne était ensuite placée dans un tumulus, parfois situé sur le lieu même
du bûcher, elle était protégée de diverses manières, soit par une fosse
creusée dans le sol, soit par un noyau d'argile, soit par une petite
construction en pierre. L'urne était aussi fréquemment entourée d'un cercle
de pierres ou de galets. On trouve assez souvent des urnes brisées
volontairement, parfois une anse seule a été cassée, mais il arrive aussi
que certains tessons d'urnes aient été lancés dans le tumulus, juste avant
leur enfouissement. Ce rite des "bris d'urnes" reste à expliquer.
Voir le
même rite à Argentomagus.
A la même époque,
les urnes
pouvaient aussi être déposées dans des tombes plates
et même parfois placées uniquement au centre d'un cercle de pierres. Mais le
tumulus et la tombe plate ne se trouvent jamais réunies dans la même
nécropole, s'agit-il de croyances religieuses différentes à la même époque,
de différences sociales ou ethniques?
Voir le champ d'urnes d'Argentomagus
L'époque
gallo-romaine : à partir de la conquête de
Jules César (52 av JC)
Ces
Vénus Anadyomène
(en
grec "sortie de l'écume de la mer"),
en terres cuites moulées, ont été largement diffusées dans toute la Gaule.
Les
récipients de cuisine.
L'essentiel de la vaisselle était en terre cuite, céramique commune pour le
stockage, la préparation ou la cuisson des aliments. La belle vaisselle
était en céramique sigillée avec un engobe rouge brillant, parfois ornée de
motifs décoratifs moulés. Les gobelets ou coupelles étaient le plus souvent
réalisés en céramique à paroi fine, éventuellement décorée à la barbotine.
La céramique émaillée était très rare.
Belles céramiques fines
Les Gallo-romains imitent les Romains pour les repas de luxe, ils mangent
allongés sur des banquettes (le triclinium) pour mieux apprécier les plats
raffinés. Ils mangent du porc, du poisson, des volailles, des oeufs, des
huîtres du Médoc, des légumes, des fruits. Ils ont adopté, sans modération,
le vin venu d'Italie, ils le boivent
poissé (résiné), mêlé d'épices et
toujours coupé avec de l'eau. La culture de la vigne en Gaule date de cette
époque. Qui ne connaît pas aujourd'hui le célèbre vin Ausone?
Urnes
funéraires de l'époque gallo-romaine.
A l'époque gallo-romaine, les incinérations dominaient aux Ier et IIème
siècles ap JC, puis les inhumations l'emportèrent à partir de la deuxième
moitié du IIIème siècle.
Pour l'incinération,
le corps du défunt était brûlé sur un bûcher
funéraire (ustrinum) avec lequel on associait ses objets usuels et les
balsamaires déposés par les familiers rassemblés. Ensuite, les cendres
étaient rassemblées dans une urne qui était déposée dans un coffre
(généralement en pierre); des offrandes (nourriture ou liquides) et divers
objets (clés, bijoux, accessoires de toilette...) étaient placés tout
autour. On trouve aussi très fréquemment des lampes et des figurines de
terre cuite moulées. Les urnes pouvaient être en en verre, en céramique, en
plomb, en argent, mais très rarement en pierre.
Voir aussi le champ d'urnes d'Argentomagus.
Urne funéraire avec son couvercle
Urnes funéraires ouvertes (à l'intérieur, restes de la
crémation visibles)
Le rite de l'inhumation
était plus simple : le défunt était enterré parfois directement en pleine
terre, mais il était le plus souvent placé dans un sarcophage qui pouvait
être très décoré.
Les sépultures par inhumation, ci-contre :
- sépulture en bâtière (sous tuiles)
- sépulture en amphore (ici le col a été décapité pour introduire les
ossements, sans doute ceux d'un enfant)
- sarcophage en plomb (décor géométrique) et en pierre. Deux superbes
sarcophages en marbre, trouvés à St Médard d'Eyrans, sont conservés au
Louvre (décor de scènes mythologiques).
Pilettes et conduit à air chaud
Le
chauffage à
hypocauste utilise beaucoup la terre cuite, aussi bien pour
les pilettes que pour les conduits où l'air chaud circule dans les murs.