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Vienne-en-Val

La découverte Le cavalier au géant Le pilier 1 Le pilier 2 Le pilier 3 Minerves
Le monstre androphage Les têtes Fragments divers Sigillée Conclusion Le musée
  Conclusion.

Il est bien difficile d'interpréter précisément la découverte faite à Vienne-en-Val. Les statues proviennent sans doute d'un sanctuaire gallo-romain qui n'est pas à ce jour localisé, mais il ne devrait pas être très loin du lieu de la découverte. Ces vestiges ont livré peu d'inscriptions, la seule complète est celle de Jupiter, ce qui laisserait penser que le sanctuaire était dédié au premier des dieux romains qu'on retrouve sur deux sculptures (le cavalier et un bas-relief). Le culte aurait donc été rendu par des Gaulois romanisés, sensibles à la religion officielle de l'occupant. Mais beaucoup d'indices prouvent que la religion traditionnelle des Gaulois a aussi sa place dans ce sanctuaire. Même le cavalier Jupiter, malgré son inscription et sa tenue d'officier romain, témoigne d'un fonds celtique, le Jupiter romain n'est jamais représenté en cavalier et il ne foule pas les géants, l'anguipède est inconnu dans le monde grec et latin. Il faut sans doute voir dans les deux Jupiter de Vienne-en-Val le dieu gaulois Taranis lançant la foudre sur la terre représentée par le géant ou l'anguipède. Taranis est le dieu bienfaiteur qui fait jaillir l'eau de source et la pluie et certaines indications font penser que Vienne-en-Val était un sanctuaire des eaux. Les autre divinités des autels ont toutes les apparences du panthéon classique romain, mais derrière cette représentation conventionnelle comment savoir quels dieux réels adoraient les Gaulois? Ici les divinités bienfaitrices l'emportent. Derrière les nombreuses Minerves, il faut sans aucun doute y voir des déesses-mères celtes. Quant au monstre androphage et à la stèle au taureau, la présence des torques est sans équivoque, il s'agit d'oeuvres qui se rattachent directement à la tradition celtique. Pour notre part, Vienne-en-Val et Lion-en-Sullias témoignent, chacun à leur manière, qu'à l'époque de l'occupation romaine, les Gallo-Romains ont gardé des survivances très fortes de leur religion d'antan et que la romanisation, dans ce domaine, n'est qu'un vernis.
  Conclusion

Vienne-en-Val

La découverte Le cavalier au géant Le pilier 1 Le pilier 2 Le pilier 3 Minerves
Le monstre androphage Les têtes Fragments divers Sigillée Conclusion Le musée

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