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Toulouse

Le musée St Raymond  -  La fabrication  des autels

La fabrication des autels
Les autels votifs pouvaient être fabriqués directement dans les carrières, probablement dans les chutes de marbres destinés à la confection d’éléments architecturaux, ou dans les centres urbains tels que Lugdunum (Saint-Bertrand-de-Comminges). La forme des autels est récurrente, seuls les dimensions, les décors et la qualité de l’inscription diffèrent. Le soin variable porté à la gravure permet de déterminer l’habileté du graveur, professionnel ou non.

L'équarrissement
Le tailleur de pierre commençait par équarrir le bloc brut avec un pic ou une broche, pour lui donner la forme d'un parallélépipède aux surfaces à peu près planes.
L'épannelage et la réalisation des décors
La silhouette de l'autel était tirée du bloc par l'épannelage qui dégageait les grandes lignes (base, corps, couronnement). Les moulures de la corniche et de la base étaient réalisées ensuite, ainsi que la sculpture des décors.
La finition, plus ou moins aboutie
L'autel était le plus souvent égrisé (polissage pour enlever les traces d'outil, avec un abrasif tel qu'un bloc de grès). Il était éventuellement poli plus finement.
 

Gravure d'une inscription
La surface destinée à accueillir l'inscription était rendue aussi lisse que possible. Des lignes de guidage y étaient parfois tracées, puis le texte était inscrit au moyen d'un gravelet, ciseau de petite taille, dirigé par une petite massette.
Les graveurs : professionnels polyvalents, spécialisés, ou amateurs ?
La qualité des inscriptions est très variable. Elles semblent avoir été réalisées le plus souvent par un professionnel, qu'il soit le même marmorarius qui avait mis en forme l'autel ou bien un artisan spécialisé dans la gravure, le lapicide. Cependant, certaines inscriptions maladroites, surtout sur des autels de petite taille, ont pu être réalisées par des graveurs occasionnels, peut-être parfois le fidèle lui-même.

Massette
Découverte dans la carrière de Rapp, à Saint-Béat (Haute-Garonne) en 1945. Fer. Fin du Ie- IIe s.
Musée Pyrénéen de Lourdes
Cette massette a été retrouvée avec des lampes à huile, des fragments de céramiques et d'amphores, deux autels votifs et des déchets de taille sur un sol de chantier de la carrière antique de Saint-Béat. Les embouts de la massette ont été déformés par une longue utilisation.
Broche
Fabriquée par Georges Jolliot en mai 2008. Fer.
Cet outil, qui permet d'enlever beaucoup de matière à la fois, est employé lors de la première étape de fabrication d'un autel votif, l'équarrissement pour dégrossir le bloc de marbre.

Ciseau grain d'orge et gradine

Fabriqués par Georges Jolliot en mai 2008. Fer.

Outils dentelés utilisés lors de l'épannelage, là seconde étape de fabrication de l'autel votif, au cours de laquelle la base, le corps et le couronnement sont mis en forme.

Ciseau et gravelet

Fabriqués par Georges Jolliot en mai 2008. Fer.

Moulures et finitions sont réalisées grâce an ciseau, ce ui permet un travail précis par de petits enlèvements de matière. L'inscription est gravée avec un gravelet. ciseau à l'extrémité plus étroite.

Compas et charbon
Provenance inconnue. Bronze. Époque romaine.
Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse
Le compas peut être utilisé par le tailleur de pierre notamment pour reporter des mesures.

Le charbon peut être utilisé pour tracer les lettres avant la gravure de l'inscription.

Toulouse

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