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Toulouse

Le musée St Raymond - Bustes d'empereurs et de leur famille

Le musée St Raymond possède une collection de bustes et portraits d'empereurs romains exceptionnelle. Cette collection, la plus importante de France, vaut à elle-seule la visite du musée. La majorité des sculptures proviennent de la luxueuse villa de Chiragan à Martres-Tolosane (Haute-Garonne) découverte en 1826.

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Tête d'Auguste (63 av JC, 14 ap JC). Empereur à partir de 27 av JC. Il porte ici la couronne civique formée de feuilles de chêne, qui lui avait été décernée par le Sénat en 27 av JC pour avoir rétabli la paix.

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Tête d'Octave-Auguste. Ce portrait est l'un des deux plus anciens conservés d'Octave (l'autre, de Spolète. est au Musée Pérouse). L'arrière de la tête, initialement voilé, permet de se demander si Octave n'était pas représenté ainsi en tant que fondateur de la Colonia Urbs Iulia Baeterrae (Béziers).

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Tête de Julie (39 av JC - 14 ap JC), fille d'Auguste et de Scribonia. Epouse de Marcellus, neveu d'Auguste, puis d'Agrippa, enfin de Tibère avant qu'elle ne soit exilée en 2 av JC. On remarquera la coiffure à large nodus frontal, caractéristique du dernier tiers du Ier siècle av JC.

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Portrait d'une petite fille (Agrippine l'Ancienne ?). Dernier tiers du Ier s av J.-C. La coiffure de la fillette, proche de celle de Julie avec le « nodus » frontal prolongé d'une natte, permet de dater l'œuvre de la fin du Ier s. av. J.-C. et de la rattacher au groupe de Béziers ; ce que semble confirmer la mention du don en 1846 d'une autre tête féminine de Béziers à la Société archéologique du Midi de la France. Peut-être s'agit-il d'un portrait d'Agrippine l'Ancienne, fille de Julie et d'Agrippa et future épouse de Germanicus ?
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Tête de Livie (58 av. JC - 29 ap. JC, épouse en secondes noces d'Auguste, mère de Tibère et de Drusus l'Ancien. Vers 14-23. La coiffure à bandeaux ondés ramenés vers un chignon renvoie à la statuaire idéale grecque. Elle n'apparut qu'après la mort d'Auguste sur les portraits de Livie, lorsque celle-ci devint prêtresse du culte du Divus Augustus.

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Tête de Vipsanius Agrippa, gendre d'Auguste. Agrippa avait épousé en 21 av JC, Julie, la fille d'Auguste qui lui donna deux filles (Julie et Agrippine l'Ancienne) et trois fils (Lucius, Lucius César et Agrippa Postumus).

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Tête de Tibère (42 av JC - 37 ap J.-C.), fils de Livie et de Claudius Nero, empereur de 14 à 37. Type iconographique de l'avènement de Tibère.

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Tête d'Antonia Minor (36 av JC - 37 ap JC), fille cadette de Marc Antoine et d'Octavie, épouse de Drusus l'Ancien, mère de Germanicus et de Claude, grand-mère de Caligula. L'arrière de la tête semble avoir été voilée. Antonia aurait donc été représentée en prêtresse du culte d'Auguste divinisé.
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Tête de Drusus le Jeune (15 ou 12 av. J.-C. - 23 ap. J.-C.), fils de Tibère et Vipsania Agrippa. Vers 14-23. Drusus resta le seul successeur désigné de Tibère après la mort de Germanicus.

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Tête de Germanicus, fils de Drusus l'Ancien et d'Antonia Minor. Vers 14-23. À partir de 4 (année de la mort de Caius César), Germanicus et Tibère furent adoptés par Auguste qui fît d'eux ses successeurs. Germanicus fut aussi adopté par Tibère et lui aurait succédé s'il n'était mort avant lui. 

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Tête d'Agrippa Postumus (12 av JC - 14 ap JC), fils cadet d'Agrippa et de Julie. Adopté par Auguste en 4, rival possible de Tibère pour l'accès au sommet de l'Empire, il fut assassiné sur l'ordre de ce dernier dans une villa de Campanie où il avait été relégué.    
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Portrait de Trajan (53-117), empereur de 98 à 117. Dans ce portrait, se lit la force morale du chef de l'Etat. Mais un certain pathétique semble déjà introduire le personnage dans sa légende. Vers 115-117.

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Buste de Trajan, vers 110, contemporain de la colonne trajane (110-113) qui célèbre les victoires des légions romaines sur la Dacie (actuelle Roumanie). Il montre le visage énergique et volontaire du conquérant qui donne à l'Empire sa plus grande extension territoriale.

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Tête colossale d'Antonin le Pieux (86-161). Empereur de 138 à 161. Découverte en avril 1844 sur l'emplacement du forum, l'œuvre, inachevée, porte de nombreuses traces d'outils (pointe, trépan, gradine, ciseau). Elle était prévue pour prendre place sur une statue colossale de l'empereur dont le règne marque l'apogée de l'Empire. Antonin le Pieux était issu d'une famille originaire de Nîmes.

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Tête d'Antonin le Pieux (86-161), empereur de 138 à 161. Son règne correspond à l'apogée de l'Empire romain. Milieu du IIème siècle.
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Buste de Marc-Aurèle jeune, représenté tel qu'il était en 145, année de son mariage avec Faustine la Jeune, fille d'Antonin le Pieux. César à partir de 139.

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Buste de Marc-Aurèle âgé (121-180), empereur de 161 à 180. La longue barbe caractérise ici l'empereur philosophe, auteur des "Pensées". Ainsi fut-il représenté à la fin de sa vie marquée par des difficultés (vers 170, 180).

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Portrait de Commode (161-192), fils de Marc Aurèle, empereur de 180 à 192. Barbe et chevelure n'ont pas été achevées par le sculpteur. Les officines chargées de produire les copies en marbre du portrait officiel de l'empereur respectaient assez scrupuleusement les traits du visage mais ne soignaient les détails qu'en fonction du délai imparti pour l'exécution.

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Tête de Septime Sévère (vers 193-195). C'est le premier type de portrait de Septime Sévère dit "de l'avènement".
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Buste couronné de Septime Sévère (146-211), empereur de 193 à 211. Les quatre mèches verticales retombant sur le front sont caractéristiques du dieu Sarapis et l'on a vu dans ce signe l'assimilation de l'empereur à cette divinité, ou, au moins, un hommage rendu à cette divinité de salut.

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Buste cuirassé de Septime Sévère (vers 195-201). Portrait du « type de l'adoption ». Par l'adoption, à partir de 195-196. d'une filiation fictive qui en faisait le frère de Commode et le fils de Marc Aurèle. Septime Sévère se rattachait à la dynastie antonine et au prestigieux exemple d'Antonin le Pieux, dont l'iconographie semble avoir, pour l'essentiel, inspiré ce portrait

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Caracalla enfant (vers 198), fils de Septime Sévère. Caracalla sera empereur de 211 à 218. Promu à la dignité d'Auguste vers 198, à l'âge de 10 ou 12 ans, c'est un enfant robuste, plein de vitalité, aux joues charnues. image10 Tête de l'empereur Maximien Hercule (vers 240/250-310), empereur de 286 à 305 et de 306 à 310. Vers 293. Dioclétien, organisateur d'un gouvernement à quatre empereurs (tétrarchie), avait pris le surnom de Jovius, auréolant ainsi sa fonction suprême de la puissance de Jupiter. Son premier co-empereur. Maximien, adopta celui d'Herculius, s'attribuant de ce fait les extraordinaires capacités d'Hercule. Cet impressionnant portrait en témoigne.
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Galeria Maximilla ? (vers 293), fille de Galère et femme de Maxence. L'empereur l'épousa en 293 pour renforcer ses liens entre entre l'Auguste Maximien Hercule et le César Galère.
A noter, le travail de frisure de la chevelur

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Buste d'un jeune garçon. Deuxième tiers du IIIe siècle. Il se singularise par la touffe de cheveux sauvegardée sur le haut du crâne, dans le champ d'un crâne presque complètement rasé. Peut-être faut-il y voir le signe de la consécration de l'enfant à la déesse Isis.

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Tête de Valeria Galeria Eutropia (? - 330), épouse en secondes noces de l'empereur Maximien Hercule. La coiffure, fort curieuse, est faite d'un enroulement de grandes torsades qui maintient au-dessus du front des sortes de languettes superposées résultant de la mise en forme des cheveux.

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Portrait d'un homme anciennement dit de Philippe l'Arabe ou Dèce (milieu du IIIème siècle), empereur de 249 à 251. Les rides, les froncements des sourcils, les poches sous les yeux révèlent l'inquiétude.

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Tête d'homme. Deuxième quart du IIIe siècle.
De denses piquetages mettent plus en valeur la conformation crânienne, jusque dans tous ses reliefs, que le système capillaire. La tension des traits traduit une certaine anxiété.

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 Buste d'un homme héroïsé. Vers 230-240. Ce buste évoque certaines représentations des empereurs Maximin le Thrace (235-238) et Gordien I (238). Une succession de petites mèches rendues apenna (expression italienne caractérisant l'aspect d'un plumage) ramène la chevelure sur le front.

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Portrait d'un jeune garçon.
Découvert vers 1820 lors des fouilles de la Maison Carrée à Nîmes.
Haut Empire.

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Portrait d'un militaire. Fin du IIe siècle ou début du IIIe. Le paludamentum à franges revêt ce buste ; on y avait autrefois reconnu Macrin, l'assassin et bref successeur de l'empereur Caracalla. 

Buste d'un militaire « philosophe ». Dernier tiers du IIe siècle ou début du IIIe. Ridé, les dépressions orbitales creuses, le bas des joues s'affaissant en formant un épais repli, ce personnage se distingue par une calvitie qui laisse subsister deux masses de cheveux frisées et forées d'une multitude de trous. Il est connu également par un autre portrait conservé au Musée Bardini de Florence.

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Buste militaire complété d'une tête. Seconde moitié du IIe siècle. Le buste, en marbre polychrome pavonazzetto, ne correspond pas à la tête qui a été adaptée par un restaurateur vers 1900. On remarquera l'expression équilibrée et la chevelure comme agitée de vaguelettes contrariées. 

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Tête d'une femme. Vers 390-420.
Une sorte de voile-turban renforce son caractère oriental : asymétrique il limite une masse abstraite. Il s'agit sans doute de l'une des femmes de premier plan de la famille l'empereur Théodose (379-395) ou de ses fils Arcadius et  Honorius.

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Tête de femme. Vers 140-150. La coiffure est caractéristique du règne d'Antonin le Pieux.

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Tête de femme. Vers 140-150. Les cheveux, d'abord étirés sur le front, forment une sorte de couronne frisée et dentelée, puis culminent en tresses enroulées, et retombent enfin sur la nuque en un grand nœud dissymétrique.
La légende des photos provient du musée lui-même (texte des panneaux qui accompagnent les sculptures).
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