àà===========

[Neuvy] [Présentation] [Le cheval] [Les sangliers] [Le cerf] [Le bovidé] [Les fig gauloises] [Les fig classiques] [La trompette]

LE TRESOR DE NEUVY-EN-SULLIAS

Le cheval (MAHO inv A.6286)  Page I/III

 Suite du "cheval" p II/III 


H : 105 cm (112.5cm avec le socle), poids : 54 kg sans le socle
Alliage cuivreux coulé.
Ier siècle av. J.-C. - Ier siècle ap. J.-C.

Le symbole du dieu Mars

Le cheval, par sa taille et sa facture, est l'un des plus beaux bronzes de la Gaule romaine, il est aussi la pièce maîtresse du trésor . Il date de la première moitié du IIème siècle ap JC. Majestueux, la tête dressée, il est à l’arrêt, son attitude (antérieur gauche relevé) est comparable à un certain nombre de statues antiques romaines, en particulier à celle des chevaux de Saint-Marc. Ses proportions sont un peu ramassées mais elles renforcent l'impression de puissance. Quatre anneaux fixés sur le socle permettaient, grâce à des brancards, de le porter en procession.

 

 

 


Date de rédaction  : 2001

Ce que nous apprend l'étude scientifique (2003-2006)

     L'allure générale du cheval porte à croire que la pièce a été conçue à l'origine pour être présentée en hauteur et certains détails qui semblent maladroits pourraient être volontaires et destinés à améliorer la vision de loin (voir ici).
     L'étude technique de fabrication a permis d'apprécier la qualité de sa réalisation et confirme que cette pièce se classe parmi les plus admirables bronzes découverts en Gaule romaine.
     Les examens radiographiques et endoscopiques ont révélé que le cheval est entièrement creux et qu'il a été conçu en plusieurs étapes de coulées selon le procédé de la fonte à la cire perdue. Quand les diverses pièces (20) ont été coulées, elles ont été ensuite assemblées par soudure au bronze liquide 1. Pour obtenir une bonne finition, il a  été ensuite procédé à la reparure 2. L'épaisseur du métal (bronze au plomb pour la majorité des pièces) varie entre 3 et 6 mm.
     L'étude a apporté aussi des informations sur le socle. Les anneaux fixés sur le socle 3 peuvent avoir soit une fonction de suspension (avec des chaînes pour l'exposition de la pièce dans le fanum), soit une fonction de portage pour les processions. Les deux utilisations ont été également possibles. Il a été remarqué qu'une perforations pour fixer les anneaux avait été modifiée. A l'origine, les anneaux étaient fixés symétriquement (comme les a refixés Mantellier) ce qui imposait un portage par barres dans le sens longitudinal (en effet, en raison de la position du sabot arrière gauche le sens transversal n'était pas possible comme le montre la photo ci-dessous). La  modification de la position de l'anneau a permis le portage dan le sens transversal. Cette utilisation est formellement attestée par l'usure du sabot arrière gauche provoquée par le frottement de la barre (la photo montre bien qu'avec la barre en vert il y a frottement)


     L'étude technique n'a pas permis de préciser la date de fabrication du cheval, elle se situerait entre le Ier siècle av. J.-C et le Ier siècle ap. J.-C

1 On verse du bronze liquide sur les 2 parties à assembler. Cette technique dite "en cuvette" n'est pas encore totalement connue pour la mise en oeuvre
2 La reparure corrige les défauts du bronze à l'issue de la coulée et de l'assemblage. On pose en général des plaquettes de réparation à chaud ou on effectue des coulées secondaires
3 Les anneaux ont été fixés au socle par Mantellier au moment de la découverte et ont été restaurés plusieurs fois. Il y avait d'ailleurs quatre autres anneaux plus gros dans la découverte (pour le socle du cheval ? ou pour un autre socle ? du gros sanglier, par exemple)
Date de rédaction  : 2008

LE TRESOR DE NEUVY-EN-SULLIAS

Le cheval - Page I/III

Suite du "cheval" p II/III 


Compte tenu des nombreux piratages du site, le click droit pour le copiage du texte et des images est dorénavant interdit. Site sous copyright.
Les élèves peuvent cependant récupérer les images à l'aide d'une copie d'écran pour leurs travaux pédagogiques non lucratifs et non publiables, y compris sur Internet.
Pour tout autre usage, contacter l'auteur:Contact