Le mythe d'Etana
(texte de
l'internaute contributeur qui pense que ce que l'on identifie comme un
torque sur la pièce pourrait être un serpent).
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Ce mythe est
répandu dans tout le continent et depuis la nuit des temps.
Le Mythe d'Etana est une légende sumérienne ayant pour personnage principal
Etana, le roi de Kish, qui tente désespérément d'obtenir un fils pour lui
succéder. Ce texte nous est parvenu dans un état incomplet et la fin est
manquante. On a peut être trouvé un témoignage plus ancien de ce mythe, sur
un site du plateau iranien identifié comme pouvant être le mythique royaume
d'Arata.
Le récit commence par l'histoire d'un serpent et d'un aigle, liés d'amitié
avant que le second ne mange les enfants du premier. Celui-ci va chercher
conseil auprès de Utu, le dieu-soleil, qui lui dit de piéger l'aigle en se
cachant dans le cadavre d'un bœuf, et d'attendre que le volatile s'approche,
pour le capturer. C'est ce que le serpent fait, avant de jeter l'aigle dans
un trou, après l'avoir molesté, pour l'empêcher de s'envoler, et il dépérit.
C'est alors qu'entre en scène Etana, le roi de Kish. Celui-ci désire
ardemment un fils. Pour cela, il fait une demande à Utu, qui est aussi prié
par l'aigle de lui venir en aide. Faisant d'une pierre deux coups, il dit à
Etana que la solution serait d'obtenir une "plante d'enfantement" qui se
trouve au Ciel, là où résident les dieux. Pour se rendre dans ce lieu
inaccessible aux mortels, le dieu lui conseille de sortir l'aigle du trou,
de le soigner, et qu'alors celui-ci l'aiderait à la trouver.
Dans un premier temps, l'aigle ne veut pas l'aider. Il ne cède qu'après qu'Etana
l'ait longuement imploré. Etana s'envole donc vers le Ciel sur le dos de
l'aigle. Après un long vol, il ne voit plus la Terre et s'approche du Ciel.
Il trouve dans le Ciel la déesse de la féminité à qui il demande le don de
la fertilité ("plante d'enfantement"). Celle ci accepte. Avec le don de la
fertilité Etana s'assure le pouvoir de la succession.
La Liste royale sumérienne indique que Etana a eu un fils comme successeur.
Etana devient le premier roi de l'histoire. Version masculine du culte dédié
à la féminité.
Ce mythe, retrouvé dans de nombreuses civilisations (à différentes époques),
symbolise le passage des sociétés du matriarcat au patriarcat.
Pour les Celtes de
Gaule, l'aigle fait partie, dans un récit apocryphe gallois, des Anciens du
monde. Ce texte correspond au récit irlandais de Tuan Mac Cairill et à un
passage du Mabinogi (les Mabinogion, pluriel de Mabinogi, sont des contes
gallois du moyen-âge) de Kulhwchet Olwen. L'aigle est de ces animaux
primordiaux initiatiques que sont aussi le merle, le hibou, le cerf et le
saumon. C'est un symbole important lors de l'enseignement druidique
concernant l'air.
Dans la légende, Kaodalan montre son pouvoir sur l'air en se changeant en
aigle. Le druide magicien s'associe à l'aigle Gwernabwy lorsqu'il part à la
recherche de Mabon (Apollon celtique). Il est opposé au serpent. On n'en
connaît pas d'autres apparitions dans la mythologie celtique, hormis la
métamorphose de Llew en aigle, quand il vient d'être tué par l'amant de sa
femme adultère Blodeuwedd, dans le Mabinogi de Math ; mais il apparaît assez
souvent en numismatique gauloise. Son rôle semble avoir été tenu en Irlande
par le faucon.
Les Celtes pensent que le serpent détient d'immenses pouvoirs. Animal
associé à de nombreux rites initiatiques, il se cache sous le Tertre
Douloureux et garde la pierre de la richesse. Le serpent étant un animal
dont la peau se renouvelle, il est associé à l'enfer et à la régénération.
D'après les légendes, Pérédur arrive finalement à le vaincre. L'Oiseau,
symbole de la résurrection du chaos est très fréquent en Chine et au Japon
et constitue un parallèle intéressant avec le Phénix mythique des Égyptiens
et plus tard avec celui des Grecs et des Romains.
D'une façon générale, l'Oiseau est le symbole de l'âme, de la renaissance,
mais aussi de l'esprit et de la lumière.
Dans la tradition chinoise, l'oiseau légendaire Feng-Huang, qui symbolise le
bonheur conjugal, est l'équivalent du Phénix; il est issu de l'union des
forces solaire et lunaire. Dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie, il
existait un dualisme cosmologique opposant deux principes, d’une part la
lumière, le soleil et le feu, d’autre part l’obscurité, la lune et l’eau. Le
premier principe était généralement représenté par un oiseau. En Chine, il
s’agissait d’un corbeau. L’oiseau solaire est l’un des thèmes privilégiés de
la dynastie Shang, la première dynastie chinoise dont l’existence soit
attestée par l’archéologie. Le second principe était représenté par un
serpent ou un animal aquatique. La mère de Shun, l’un des souverains
mythiques de la Chine, était du clan du serpent, et son père était du clan
de l’oiseau. Shun était donc issu de l’union des deux principes. Ce mythe
illustre également le totémisme de l’ancienne société chinoise, selon lequel
chaque clan avait un animal ancêtre, ainsi que l’exogamie, qui exigeait que
les époux soient issus de clans différents.