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HERAKLES    Voir une autre page sur Héraclès
Isabelle Didierjean, professeur agrégé de Lettres classiques

Fils d’Oeagre et de la muse Calliope (ou, selon d’autres versions, de Polymnie), il est originaire  de Thrace.

Héraklès est l’un des héros les plus populaires de la Grèce antique. C’est le héros par excellence, celui qui accomplit des exploits, a confiance dans sa force. Cependant il ne maîtrise pas toujours ses émotions, notamment sa colère et sa fureur. C’est sans doute pour cela qu’Athènes (la ville de la déesse de la sagesse) lui a toujours préféré le héros Thésée (également auteur d’exploits mais aussi très intelligent et très compatissant ). Sa grandeur d’âme toutefois se manifeste dans son repentir, ses remords et son désir de réparer ses fautes.

I) Sa naissance et sa jeunesse
Il est né de Zeus et de la mortelle Alcmène. Pour séduire celle-ci, Zeus a pris l’apparence de son mari, Amphitryon, qui était parti à la guerre. Alcmène a mis au monde deux jumeaux : Héraklès, fils de Zeus, et Iphiclès, fils d’Amphitryon.

Héra était jalouse, comme d’habitude, et elle voulut faire tuer l’enfant. Elle envoya deux serpents qui s’approchèrent du berceau. Mais Héraklès les étrangla. Héra ne se résigna pas pour autant et poursuivit Héraklès de sa haine pendant toute sa vie.

Il a eu une éducation soignée, avec des maîtres réputés, mais il n’a pas toujours fait preuve de patience : il a même tué son maître de luth avec son instrument. Amphitryon l’a alors envoyé garder ses moutons sur le mont Cithéron. Alors qu’il s’interrogeait sur le sens à donner à sa vie, deux femmes lui sont apparues, le Plaisir et la Vertu, la première lui offrant une vie de plaisirs et la seconde une vie de labeur et de gloire. Il choisit la seconde.

I) Ses exploits

Tout d’abord il combattit les Mycéniens qui faisaient payer un lourd tribut aux Thébains. En remerciement, ceux-ci lui accordèrent la main de la princesse Mégarée. Mais Héra veillait et elle le rendit fou :il tua sa femme et ses enfants. Quand il retrouva la raison, il vit l’effrayant carnage et ne comprit pas tout de suite qu’il en était l’auteur. Thésée, son ami, l’empêcha de se suicider et l’emmena à Athènes. Mais Héraklès se sentait souillé par ce crime atroce (cf. conception de la justice dans l’Antiquité) et alla à Delphes pour savoir comment il pourrait expier son crime et se purifier.

La Pythie lui ordonna de se rendre chez son cousin Eurysthée, roi de Mycènes (de Tyrinthe, selon d’autres récits) et de se soumettre à toutes ses exigences en guise de pénitence.

C’est ainsi qu’Eurysthée imagina une série de travaux, dont aucun ne devait être réalisable. Il faut dire qu’Héra , une fois de plus, n’était pas loin : elle conseillait Eurysthée dans le choix de ces travaux. Ce sont les douze travaux d’Héraklès.

1) Les douze travaux d’Héraklès (voir aussi les bas-reliefs du musée St Raymond, à Toulouse)

tuer l’hydre de Lerne ramener vivant le cerf d’Artémis
nettoyer les écuries d’Augias exterminer les oiseaux du lac Stymphale
s’emparer des chevaux de Diomède emmener les troupeaux de Géryon
chercher les pommes d’or du jardin des Hespérides dompter le taureau donné à Minos par Poséidon
tuer le lion de Némée capturer le sanglier d’Erymanthe
ramener Cerbère des Enfers rapporter la ceinture d’Hipppolyte, reine des Amazones

2) Les autres exploits

Ainsi Héraklès avait expié le meurtre de sa femme et de ses enfants. Mais il ne passa pour autant le reste de sa vie dans la tranquillité. En effet il vainquit le géant Antée qui forçait les passants à lutter contre lui et qui les tuait. Il avait même fait un temple avec les crânes de ses victimes. Tant qu’il touchait terre, il était invincible. C’est pourquoi Héraklès le souleva puis l’étrangla.

En allant à la recherche des pommes d’or, il passa par le Caucase et délivra Prométhée en tuant l’aigle qui lui dévorait le foie.

Alors qu’il était en route pour son huitième travail (les chevaux du roi Diomède), il se rendit chez son ami Admète, le roi de Thessalie. La femme de celui-ci venait de mourir d’une façon inhabituelle. Apollon (qui s’était lié d’amitié avec Admète pendant l’année d’esclavage à laquelle il avait été condamné par Zeus pour avoir tué les Cyclopes, ouvriers de Zeus) avait appris que Les Moires (Parques) avaient filé tout le fil de la vie du roi et s’apprêtaient à le couper. Il obtint d’elles une faveur  :Admète aurait un sursis s’il trouvait un remplaçant. Or personne ne voulut mourir à sa place, pas même ses parents très âgés. Seule sa femme Alceste y consentit. Pour consoler son ami, Héraklès descendit aux Enfers, lutta contre Cerbère et ramena Alceste.

III) La mort d’Héraklès

La mort d’Héraklès fut à la mesure de sa vie et la conséquence de l’une de ses aventures. Héraklès avait combattu le fleuve Achéloüs pour l’amour de la princesse Déjanire qu’ils convoitaient tous les deux. Le fleuve, pour échapper au héros, se transforma en taureau et chargea. Mais Héraklès avait l’habitude de dompter les taureaux et c’est lui qui épousa Déjanire. Alors qu’Héraklès la ramenait chez lui, ils furent arrêtés par un fleuve aux eaux grossies par un orage. Le centaure Nessus y faisait le passeur. Il en profita pour brutaliser Déjanire. De la rive, Héraklès le transperça d’une flèche. Avant de mourir, Nessus dit à Déjanire de prendre un peu de son sang et de s’en servir comme d’un charme si plus tard Héraklès lui préférait une autre femme. C’est ce qui arriva un jour : on affirma qu’Héraklès était amoureux d’une très belle princesse, Iole. Déjanire oignit une tunique du sang du centaure . Lorsque le héros la revêtit, elle se colla à lui et le fit atrocement souffrir. Il ne pouvait faire cesser cette douleur. Il décida donc de mourir (à la suite de Déjanire) en se couchant sur un bûcher, sur le mont Oeta. Après sa mort, il obtint l’immortalité sur l’Olympe et se réconcilia avec Héra, dont il épousa la fille, Hébé.

Son culte est rendu dans tout le monde grec. Il est connu pour sa force, son endurance, sa compassion mais aussi pour sa gloutonnerie et ses colères. Considéré comme un recours face à tout danger, il est invoqué en tout occasion : on l’appelle « Alexikakos » (= le détourneur de maux).
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Isabelle Didierjean, professeur agrégé de lettres classiques au collège public Jeanne d'Arc - Orléans.

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