Pour fermer la fenêtre du lexique, cliquer sur la croix X >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

La colonisation aux îles Lipari (vers 580 av. J.C.)
"Ayant fait relâche à Lipari et y ayant reçu un accueil amical, les colons de Cnide et de Rhodes se laissèrent convaincre de former un établissement commun avec les indigènes. En butte à la guerre que leur faisaient les pirates étrusques, ils créèrent une marine et se divisèrent en deux groupes : les uns mettaient en culture les îles dont ils avaient fait une propriété commune, pendant que les autres combattaient les pirates. Plus tard, ils partagèrent entre eux l’île de Lipara, mais continuèrent à cultiver en commun les autres îles. A la fin ils se partagèrent le sol pour une période de vingt ans; ils retiraient les lots au sort chaque fois que ce laps de temps s’écoulait". Diodore de Sicile

Les causes de la colonisation
" On émigrait, dans les premiers temps, et tous quittaient facilement leurs résidences, sous la pression, chaque fois, d’éléments plus nombreux. Le commerce n’existait pas, et il n’y avait pas de relations sûres entre peuples, par terre ou par mer; de plus, ils tiraient chacun de leur pays juste de quoi vivre : ils n’avaient pas de réserves d’argent et ne faisaient pas de plantations (car on ne savait jamais, le manque de remparts aidant, quand un autre viendrait pour vous dépouiller); enfin, ils se disaient qu’en fait de nourriture ils s’assureraient n’importe où de quoi satisfaire aux besoins quotidiens : aussi partaient-ils sans difficulté..." Thucydide

Naucratis d'Egypte
Comme les colonies phéniciennes, les colonies grecques étaient ordinairement fondées dans des pays encore "barbares". La colonie de Naucratis, en Egypte, a eu, pour sa part, un aspect un peu particulier. Plus peut-être qu’une colonie proprement dite, elle a été en effet une sorte d’entrepôt commercial. Voici ce que Hérodote, qui l’a visitée au Vème siècle, en dit.

« Le Pharaon Amasis permit aux Grecs qui voudraient venir en Egypte  d’habiter à  Naucratis...  Et il leur donna des espaces pour construire des autels et des temples à leurs dieux; le plus grand, le plus renommé  et le plus riche de ces temples est celui qui est appelé Hellenion... Ce grand temple était commun à plusieurs villes grecques qui avaient participé à la fondation de la colonie... Ces villes avaient aussi le privilège de nommer et d’établir les gouverneurs.., et les juges destinés à régler les questions de commerce... Et il faut dire que Naucratis était autrefois  le seul endroit d’Egypte où se faisait le trafic... Si quelque marchand grec abordait à une autre branche du Nil que la Canopique sur laquelle  Naucratis se trouvait, il lui fallait jurer qu’il avait été contraint de le faire... ».

Deux exemples de fondations coloniales : (danger de la colonisation en Sicile)
Naxos et Mégara Hyblaia
"Naxos et Mégara furent les premières colonies grecques de Sicile, et leur Fondation remontait à la dixième génération après la Guerre de Troie. jusque-là les Grecs s’étaient abstenus de fréquenter ces parages, même pour y commercer, par crainte de la piraterie des Etrusques et de la cruauté des indigènes. Mais l’Athénien Théoclès, déporté par les vents jusqu’en Sicile, put constater l’extrême faiblesse des populations indigènes et la fertilité du sol. N’ayant pu à son retour persuader les Athéniens, il revint en Sicile avec un groupe important de Chalcidiens de l’Eubée et un certain nombre d’Ioniens, ainsi que des Doriens, dont la majeure partie étaient des Mégariens : les Chalcidiens fondèrent Naxos et les Doriens Mégara auparavant appelée Hybla”.  D’après Strabon.

Tarente
Le IVe siècle av JC est le grand siècle de Tarente. Il s’ouvre avec le gouvernement d’Archytas, philosophe, musicien, ingénieur, ami personnel de Platon, et qui donna à la cité un équilibre dont elle tira le plus grand parti. Non seulement Tarente brille alors d’un vif éclat dans tous les domaines de l’art et de la pensée, mais elle étend son hégémonie, après la mort de Denys, sur les cités italiotes libérées du joug du tyran, cependant que son port devient l’un des centres commerciaux les plus actifs du monde méditerranéen occidental.

Vase de VIX 
Grand chaudron de bronze qui mesure 1.64m de haut et pèse plus de 200kg, il a été retrouvé dans la tombe d'une grande dame gauloise (cliquer sur le vase pour agrandir).


En savoir plus sur le vase de Vix

  Les Grecs bien accueillis
“ Justement ce jour-là le roi était occupé à préparer les noces de sa fille Gyptis, que, selon la coutume de sa nation, il se préparait à donner en mariage au gendre choisi pendant le festin. Tous les prétendants avaient été invités au banquet; le roi y convia aussi ses hôtes grecs. On introduisit la jeune fille et son père lui dit d’offrir l’eau à celui qu’elle choisissait pour mari. Alors laissant de côté les autres, elle se tourne vers les Grecs et présente l’eau à Protis, qui, d’hôte devenu gendre reçut de son beau-père un emplacement pour y fonder une ville. Marseille fut ainsi élevée, non loin de l’embouchure du Rhône dans un golfe écarté, comme dans un coin de la mer..." JUSTIN

Les Grecs civilisent les Gaulois
« Sous l’influence des Phocéens, les Gaulois adoucirent et quittèrent leur barbarie et apprirent à mener une vie plus douce, à cultiver la terre et à entourer les villes de remparts. Ils s’habituèrent aussi à vivre sous l’empire des lois plutôt que sous celui des armes, à tailler la vigne et à planter l’olivier, et le progrès des hommes et des choses fut si brillant qu’il semblait, non que la Grèce eût émigré en Gaule, mais que la Gaule eût passé dans la Grèce. » JUSTIN.

Chapiteau votif gaulois qui porte la première inscription
connue gallo-grecque " Allétinos, fils de Karnosos, d'Alisone"
Trouvé à Montagnac (Hérault). D'après un dessin de Héron de Villefosse.

GELA

METAPONTE

Syracuse (la nympheAréthuse)

Naxos (Dionysos)