LES TOMBEAUX - LES HYPOGEES - La vallée des Artisans.

Le village des ouvriers : Page 19/21.
Carré de lin peint - Statue du "chauve d'Hathor" Amenemhat - Chevet de Qenherkhepeshef.

Carré de lin peint : ces carrés de lin peints se rencontrent à partir de la XVIIIème dynastie, ils montrent le défunt devant devant son repas funéraire et sont placés sur le corps de la momie ou sur le linceul couvrant le cercueil. Ici, le défunt est assis devant une table d'offrandes, un bouquet de fleur de lotus dans la main gauche. Il est vêtu d'une longue jupe plissée et porte tous ses bijoux, ses sandales sont à bouts recourbés. Devant lui, se tient son fils, debout, le crâne rasé. Il est vêtu des mêmes vêtements que son père mais porte en plus une écharpe qui lui barre le torse. Le fils présente à son père une aiguière et un vase à encens.
Musée du Louvre - H : 38.5 cm - l : 45 cm - Epoque ramesside (1295 - 1080 av JC).

Statue du "chauve d'Hathor" Amenemhat : les "chauves d'Hathor" sont une sorte de confrérie religieuse post mortem où le fidèle prend l'apparence d'un simple serviteur de la déesse Hathor. Pour montrer leur humilité, ils exposent leur calvitie qui est le signe de la sagesse, de la maturité mais aussi de la modestie. Le serviteur de la déesse, comme le personnel de maison, a une position idéale, proche du maître, pour faire remonter vers lui ses supplications. Les "chauves d'Hathor" proposaient leurs services aux visiteurs du temple de la déesse, Amenemhat vante ses qualités pour ce faire "Je suis le chauve dont la Dorée (la déesse Hathor) aime les paroles qu'il lui adresse... (un homme aimable) qui apaise son corps par ses paroles".
Cependant, Amenemhat ne s'est pas  fait représenter chauve, il a simplement aménagé dans sa perruque une tonsure qui évoque son statut de chauve. Il s'est fait aussi représenté équipé des emblèmes d'Hathor : l'effigie divine devant ses jambes, le collier ménat jeté sur l'épaule. Il tend la main pour solliciter les offrandes des visiteurs du temple d'Hathor.
Institut d'égyptologie de Strasbourg - XIX°-XX° dynastie - calcaire jaune - H : 23 cm.


XIX° dynastie - H : 18.8 cm
British Museum

Chevet de Qenherkhepeshef : A la place des oreillers, les Egyptiens utilisaient un chevet sur lequel on mettait parfois un petit coussin. Les chevets pouvaient être en ivoire, en bois, en calcaire ou faïence, il protégeait la tête du dormeur des insectes rampants. Il est aussi souvent déposé dans les tombes pour protéger la tête du défunt.
Ici, l'appuie-tête en calcaire est décoré d'images protégeant le dormeur ; on pensait que le sommeil était la période de vulnérabilité la plus grande, des agents invisibles étaient capables de s'introduire dans le corps et d'y déclencher des maladies. Ainsi, on peut voir sur ce chevet le nain Bès vêtu d'une dépouille de lion tenant une lance et brandissant un serpent. L'autre face comporte la représentation d'un griffon et d'une lionne aux pattes armées de couteaux. L'inscription donne le nom du propriétaire et la fonction de l'objet "faire passer une bonne nuit".

LES TOMBEAUX - LES HYPOGEES - La vallée des Artisans.

Le village des ouvriers : Page 19/21.
Carré de lin peint - Statue du "chauve d'Hathor" Amenemhat - Chevet de Qenherkhepeshef.

Compte tenu des nombreux piratages du site, le click droit pour le copiage du texte et des images est dorénavant interdit. Site sous copyright.
Les élèves peuvent cependant récupérer les images à l'aide d'une copie d'écran pour leurs travaux pédagogiques non lucratifs et non publiables, y compris sur Internet.
Pour tout autre usage, contacter l'auteur:Contact