Bien que tous les zoologues ne soient pas d’accord
sur ce point (cf. Laurence BOBIS, Une histoire du chat, Points
Histoire), il semblerait que l’Egypte soit le berceau du chat domestique. Son
ancêtre est probablement le felis silvestris lybica, qui a donné naissance au
felis silvestris cattus (le chat domestique égyptien, ancêtre de tous les chats
domestiques), aux yeux bordés d’un trait noir comme ceux des Egyptiennes, qui
voulaient par leur maquillage avoir un regard de chat. En effet la majorité des
restes momifiés appartiennent à cette espèce (dans les cimetières, on trouve
des chats domestiques mais aussi des chats sauvages). La domestication a sans
doute eu lieu parce que les réserves de blé, liées au développement de l’agriculture
et menacées par les rongeurs, avaient besoin de la protection assurée par les
chats.
Le chat étant bien représenté dans l’iconographie à
partir du Moyen Empire et au Nouvel Empire (il est bien représenté dans les
chapelles des nobles à partir de 1480 avant J.C.), il a sans doute été
domestiqué entre 3000 et 1500 avant J.C. (même si un chat apparemment
domestiqué a été découvert dans une tombe humaine, à Chypre, datant de 8000
avant J.C.). Dans l’imaginaire de nos contemporains, l’Egypte est par excellence
le pays du chat.
Chat antique
Chatonsmodernes crétois, présentant les caractéristiques de leur ancêtre
égyptien
I/ LE CHAT
1/ Le statut particulier du
chat égyptien
Les auteurs grecs nous parlent du chat égyptien, sur
le mode de l’étonnement non pas en ce qui concerne l’animal lui-même (encore
que l’historien Hérodote rapporte des anecdotes « exotiques » sur
les chats, par exemple leur attitude suicidaire en présence d’un incendie)
mais plutôt à propos de la façon dont les Egyptiens le considèrent. Ainsi
Hérodote (Histoires, II), au V° siècle avant J.C., insiste sur le
caractère sacré du chat pour les Egyptiens, comme en témoignent les rites qui
accompagnent la mort de l’un de ces animaux : les habitants de la maison
se rasent les sourcils en signe de deuil et l’animal est embaumé avant d’être
enterré dans la nécropole des chats à Bubastis, la cité sacrée consacrée à la
déesse Bastet.
Momie de chat
Diodore de Sicile (Ier siècle avant J.C.) avance
trois explications à la zoolâtrie des Egyptiens. La première est de l’ordre du
mythe : pour se soustraire à leurs ennemis, les dieux se sont changés en
animaux ; par la suite ils ont sacralisé les animaux qui leur ont permis
d’échapper au danger. Par ailleurs, l’importance accordée aux animaux en
général et au chat en particulier proviendrait des étendards représentant des
animaux et grâce auxquels les Egyptiens auraient obtenu leurs victoires militaires.
Enfin, le chat serait un animal sacré parce qu’il s’attaque aux serpents.
Le caractère sacré du chat explique, selon Diodore,
que les Egyptiens protègent cet animal, allant jusqu’à acheter les chats
rencontrés à l’étranger pour pouvoir les rapporter (les rapatrier ?) en
Egypte. Il est interdit d’exporter des chats hors d’Egypte. Cependant cela n’a
pas empêché que des chats soient exportés en contrebande à l’extérieur de
l’Egypte et se répandent dans le monde antique : Grèce, Rome, puis tout
l’Empire romain (sans doute grâce aux légions romaines qui les emportaient avec
elles aux confins de l’empire). Les lois sont très sévères à l’égard de ceux
qui tuent un chat. Tout acte criminel commis contre un animal est puni, mais
ceux qui concernent un chat ou un ibis le sontde la peine de mort. Diodore rapporte ainsi le cas d’un soldat romain
qui n’a pu échapper à cette sanction pour avoir tué un chat dans un accident de
char, malgré la puissance romaine.
Le respect religieux des Egyptiens envers leurs
chats est bien connu de leurs contemporains et a même été utilisé contre eux.
Polyen (Stratagèmes) raconte, au II° siècle après J.C., comment le roi
de Perse Cambyse II, s’est emparé de la ville de Péluse (en 525 avant J.C.) :
il a ordonné que ses soldats soient précédés par les animaux vénérés par les
Egyptiens, notamment des chats (on dit aussi que ses soldats étaient armés de
boucliers décorés de chats en bronze). Plutôt que de commettre un crime
religieux, les soldats égyptiens ont renoncé à attaquer les Perses.
Les auteurs latins aussi associent le chat à
l’Egypte, mais ils se moquent de la vénération que ceux-ci accordent aux
animaux en général et au chat en particulier. Ainsi Cicéron : « Qui
ne connaît la coutume des Egyptiens ? Ces gens, dont l’esprit est imbu de
superstitions bizarres, affronteraient les pires tortures plutôt que de porter
une main sacrilège sur un ibis, un aspic, un chat, un chien ou un crocodile et
même s’il leur arrivait par mégarde de commettre rien de tel, il n’est point de
châtiment qu’ils ne reconnaîtraient légitime. »(Tusculanes, V, xxvii, 78, cité par L.Bobis)
Juvénal n’est pas plus élogieux : « Qui
ignore, ô Volusius Bithynicus, à quels monstres insensés les Egyptiens vouent
un culte ?… Des villes entières vénèrent ici des chats, là un poisson du
fleuve, ailleurs un chien, mais personne n’honore Diane. » (Satires,
15, v. 1-8)
Pourtant Ovide, dans lesMétamorphoses (V,
326-330), raconte que les dieux grecs, attaqués par les Géants sous la houlette
de Typhon, durent se réfugier en Egypte et y prirent l’apparence d’animaux.
Diane se changea en chatte. C’est sans doute le lien que chacun d’eux
entretient avec la lune qui explique cette association.
2/ Les symboles religieux
attachés au chat
Le chat personnifie Rê, le Soleil, tandis que la
chatte symbolise Isis et son éternelle vigilance.
Ostracon : conversation
entre Rê (chat) et Amon (oie), XX° dynastie, 1186-1069 av. J.C., Gourna
( ?), calcaire, dessin à l’encre et peinture
En effet le chat, muni d’un couteau, extermine les
animaux monstrueux nés de la nuit ; il a donc le même rôle que le Soleil.
Il s’attaque notamment au serpent monstrueux Apopis (ou Apophis) car celui-ci
essaie d’empêcher la barque du soleil de poursuivre sa course dans le ciel et
compromet ainsi l’ordre du monde. Chaque fois, le serpent est coupé en morceaux
et l’horizon devient tout rouge de son sang. Chaque jour, il faut recommencer
car le serpent ne peut être définitivement vaincu puisqu’il fait partie de
l’univers. Le chat joue donc un rôle essentiel dans la préservation de l’ordre
de l’univers face au chaos et à la destruction. En tant que destructeur des
serpents qui menacent les abords des maisons, il joue le rôle de protecteur du
foyer.
Quant à la chatte, elle tue les scorpions, d’où son
assimilation à Isis dont l’action est l’exact contraire de celle du scorpion
puisqu’elle ressuscite les hommes alors qu’il les tue.
Un chat tuant le serpent
Apopis, Louxor, Deir el-Médineh
A partir du Moyen Empire, le chat est considéré
comme la personnification de la déesse Bastet et, à ce titre, il est honoré
dans chaque maison. On le rencontre dans les tombes sous forme de momies ou de
statuettes. Il est associé aux rites liés à la fertilité. Ainsi les couples
choisissent une amulette représentant une chatte et ses petits dont le nombre
détermine le nombre d’enfants souhaités. Ces groupes sont souvent très
réalistes et l’on peut voir les petits, prêts à bondir ou à téter leur mère ou
se redressant pour lui lécher le museau.
Chatte jouant avec ses trois petits, Basse
Epoque, 664-332 av. J.C., bronze.
Chatte couchée, avec son
chaton, Basse Epoque, 664-332 av. J.C., bronz
Chatte couchée, jouant avec son petit, Basse
Epoque, 664-332 av. J.C., bronze. Le socle porte une dédicace à Bastet,
déesse chatte
Quatre chats assis, Basse Epoque, 664-332
av. J.C., bois d'acacia.
Dans Isis et Osiris, Plutarque (50 – 125 après
J.C.) s’intéresse à la symbolique du chat dans la civilisation égyptienne à
travers la description d’un sistre. Au sommet de cet instrument de musique « est
ciselée l’image d’un chat à face humaine et en bas, sous les pièces mobiles,
d’un côté le visage d’Isis et de l’autre celui de Nephtys. Ces emblèmessymbolisent
la naissance et la mort … et le chat représente la lune, à cause du pelage
tacheté, de l’activité nocturne et de la fécondité de cet animal. On dit qu’il
met au monde d’abord un petit, puis deux, trois, quatre, cinq et qu’il en a
ainsi un de plus à chaque portée jusqu’à sept, si bien qu’en tout il mettra au
monde vingt-huit petits, autant qu’il y a de jours dans une lunaison. Cela
n’est peut-être qu’une fable : mais la pupille de l’œil du chat semble
bien s’arrondir et se dilater à la pleine lune, rétrécir et se contracter
pendant le décours de l’astre. Quant aux traits humains prêtés au chat, ils
servent àreprésenter ce qu’il y a
d’intelligence et de raison dans les phases de la lune. » (texte cité
dans Une histoire du chat, L. Bobis)
3/ Le chat dans la vie
quotidienne
Le chat est apprécié pour ses talents de chasseur de rongeurs, ce qui est
indispensable à la survie dans une société dont la richesse et les
ressources sont fondées sur l’agriculture et donc le stockage des récoltes.
Il tue également les serpents et rend ainsi plus sûrs les abords des
maisons. C’est pourquoi il est très fréquent dans les maisons. Il vit en
symbiose avec les Egyptiens.
Chat à l'affût, bois. Les oreilles étaient
rapportées, et les yeux incrustés. Il porte parfois un collier, voire une laisse et
accompagne parfois son maître à la chasse pour dénicher les oiseaux cachés dans
les hautes herbes bordant le Nil.
Jouet en bois représentantun chat, avec une mâchoire mobile
(vers
–1500/- 1000)
Scène de chasse (à l’aide
d’un boomerang, dans les marais), tombe thébaine, vers 1350 av. J.C.
Dans les temples (probablement dans tous les
temples), on élève des chats. Ils sont nourris grâce aux offrandes des fidèles
désireux d’obtenir une faveur des dieux. Grâce à cet argent, les chats
obtiennent du pain trempé dans du lait ou du poisson.Le prêtre chargé des chats a un poste important, transmis
héréditairement. Les chats des temples sont scrupuleusement observés par les
prêtres qui cherchent à interpréter les messages de la déesse à travers leur
comportement. Quand on veut adresser une requête à Bastet, on donne une somme
d’argent au prêtre chargé des chats ; celui-ci donne au chat l’équivalent
en poisson et le prêtre interprète le comportement de l’animal.
Sur les papyrus et les ostraka de l’époque ramesside
sont dessinées des « images du monde à l’envers », comme les appelle
Jean Yoyotte dans le Bestiaire des pharaons. Dans ces images, les
histoires de chats et de souris, représentés dans des rapports hiérarchiques
« inversés », tiennent une grande place : on y voit par exemple
un chat au service d’une souris. Ces images constituent une subversion de
l’ordre normal de la société, mais elles ne reflètent pas pour autant des aspirations
démocratiques ou des appels à la prise du pouvoir par le peuple. Il s’agit
seulement de satires des puissants, représentés un instant sous l’aspect du
dominé. C’est aussi la marque d’une absence d’illusion : les faibles, une
fois parvenus au pouvoir, se comportent comme leurs anciens maîtres.
Ostracon
satirique : souris servie par un chat, XIX°-XX dynasties, 1295-1069 av.
J.C., Thèbes, calcaire, dessin à l’encre et peinture
Papyrus
satyrique : chat coiffant une souris, musée du Caire
4/ Le chat dans l’iconographie
Les dessins dechat (qu’il s’agisse de l’animal familier ou du chat divinisé) sur les
ostraka ou sur les monuments reproduisent en plus grand le hiéroglyphe le désignant.
Le hiéroglyphe du chat représente celui-ci vu de profil :
Les statues de bronze qui
représentent Bastet ou le chat familier utilisent le même modèle
Les chapelles funéraires des nobles du Moyen et du
Nouvel Empire nous montrent les relations étroites entre les chats et les
humains. Mais il ne s’agit pas seulement de montrer des scènes de la vie
quotidienne : le monde de l’au-delà n’est pas seulement une copie de la
vie terrestre et l’iconographie offre aussi une lecture symbolique. Ainsi les
nombreuses scènes de chasse et de pêche dans lesquelles apparaît le chat ne
sont-elles pas seulement une image d’un divertissement : elles
représentent aussi le combat contre les forces maléfiques représentées sous la
forme de poissons ou d’oiseaux. Au Moyen Empire, le chat, accompagné de la
genette et de l’ichneumon, est chargé d’aider son maître à combattre les
dangers présents dans la nature.
Scène de chasse : chat (au centre à droite) sur un papyrus, tombe de
Menna, Thèbes (il est accompagné d'un ichneumon, en bas à gauche)
Parfois le chat est simplement un animal familier
qui joue aux pieds de son maître. Dans le même ordre d’idée, on trouve le chat installé
sous la chaise d’une dame (thème récurrent lors de la XVIII° dynastie).
L’iconographie présente aussi le chat dans un rôle
de gardien : ainsi, des représentations nous montre un chat décapitant ou
coupant en morceaux à l’aide d’un couteau un serpent monstrueux (voir plus
haut, I, 2). Cette image vient de la réalité quotidienne, celle du chat
s’attaquant aux serpents du désert, mais elle a également une signification
théologique, liée à la symbolique du chat, comme nous l’avons vu plus haut.
Elle rappelle la façon dont le chat est apparu dans la mythologie
égyptienne : dans le chapitre 17 du Livre des Morts, le grand Chat,
précisément, découpe l’énorme serpent Apopis, ennemi de Rê. A ce sujet, Jean
Yoyotte écrit, dans le Bestiaire des pharaons, que le nom du chat (miw)
se rapproche de miwy (semblable), c’est-à-dire semblable à Rê, le Créateur. Le
grand Chat est l’une des 77 formes de Rê énumérées dans la Litanie du soleil :
il est figuré par un corps humain avec une tête de chat. Toujours dans son rôle
de gardien et de garant de l’ordre du monde, le chat, dans le Livre
d’Amdouat, décapite les damnés : il est une représentation du Soleil.
5/ Le chat après la mort
Après sa mort, le chat est embaumé, momifié puis
enterré dans une nécropole (comme celle de Bubastis, mais il y en avait
d’autres sur les rives du Nil) ou dans le tombeau de la famille dans laquelle
il a vécu. Sa famille humaine, en signe de tristesse et d’affliction, se rase
les sourcils (y a-t-il un lien avec le fait que le chat est l’œil de Rê et
que les statues de Bastet sont souvent ornées
de l’oudja ?) et observe 70 jours de deuil, pendant la durée de la
momification de l’animal.
Momie de chat
La momification (ou thanatopraxie) est plus ou moins
soignée, comme celle de son propriétaire. En fait, il y a les « vraies
momies (la forme du chat est préservée : les pattes, enveloppées
séparément, sont perpendiculaires au tronc et la momie a une forme de quille,
et les simples reliques de chats (ce sont des paquets indifférenciés dans
lesquels sont déposés des morceaux de corps, conservés dans une jolie boite en
bronze ouen bois).L’animal est emporté chez un embaumeur qui
le baigne dans des huiles aromatiques et du natron (mais il peut être aussi
simplement séché) puis enveloppé de bandelettes de lin (un chat de la XXX°
dynastie a été retrouvé enveloppé de plus de 1 000 mètres de tissu !)
entrecroisées en forme de méandres grecs, de losanges et d’autres motifs
géométriques. Ensuite il est mis dans une enveloppe extérieure en étoffe ou en
papyrus tressé de façon à épouser la forme du corps et à bien respecter la
forme des oreilles et de la face. Des yeux, un nez et une bouche sont parfois
peints ou cousus sur cette enveloppe.Le chat momifié est enterré directement ou est placé d’abord dans une
poterie, dans un petit cercueil en bois dont la forme évoque le hiéroglyphe du
chat fendu dans le sens de la hauteur. Le raffinement de la décoration, ou son
absence totale, dépend des moyens financiers de la famille. Bizarrement le chat
est le seul animal dans la momie duquel on ait retrouvé des ossements humains…
Momie de chat,
basse époque, toile stuquée et peinte, Louvre
Momie de chat,
époque romaine, v. 200 av. J.C., Abydos
En dehors
des momies de chats appartenant à une famille, il y a également des momies de
chats élevés dans ce but. Malgré l’interdiction très stricte de porter atteinte
aux chats, certains d’entre eux ont été momifiés après avoir été tués :
certains chatons étaient sacrifiés, bénis puis momifiés. Ils étaient ensuite
vendus comme des reliques protectrices. Cela peut paraître étrange et sacrilège
de tuer des chats pour les momifier et les vendre aux pèlerins, étant donné le
statut d’animal sacré de ce félin, comme nous l’avons vu plus haut, mais sans
doute ce phénomène s’explique-t-il par le fait qu’après sa mort, le chat se
rend auprès de la divinité et connaît à ses côtés le bonheur et la sécurité. Il
emporte avec lui les vœux des gens ne pouvant s’offrir une statue de chat mais
désirant être exaucés par la déesse. D’autres momies de chats ont été
fabriquées à partir de chats morts de mort naturelle mais élevés dans des
temples, et non dans des familles, et nourris par des ailourotrophes
(« nourrisseurs » de chats).
Cette marque de respect est le reflet de celui que
l’on a pour eux de leur vivant, ainsi que de l’affection qu’on leur porte, mais
elle est due également au fait que le chat est l’incarnation de Bastet. Ainsi,
le ka du chat pourra retrouver son corps et renaître après la mort.
Un frère d’Akhénaton, Touthmôsis, de la XVIII°
dynastie, a fait faire un sarcophage en calcaire décoré à l’effigie de sa
chatte préférée et y a fait graver les mêmes formules funéraires que pour un
humain.
Sarcophage d’une chatte, Memphis (sur le
côté, la déesse Néphtys est agenouillée sur le symbole de l’or)
La chatte, parée d’un collier, regarde la
table d’offrandes qui lui est consacrée
Le chat est aussi très présent dans l’au-delà des
humains : il figure sur de nombreuses stèles et accompagne parfois son
maître dans la tombe sous forme de statuette. Il est également représenté sur
des vases, bijoux, de la vaisselle ou sur les fresques des tombeaux.
Ostracon : conversation
entre Rê (chat) et Amon (oie), XX° dynastie, 1186-1069 av. J.C., Gourna
( ?), calcaire, dessin à l’encre et peinture
Stèle de Nebré, XIX° dynastie, 1295-1186 av.
J.C., calcaire, gravure
Stèle anonyme aux deux chats, XIX° dynastie,
1295-1186 av. J.C., calcaire peint