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St-Romain-en-Gal-Vienne Les artisans - Page 1/1

La sculpture 

Les fouilles archéologiques ont révélé des activité artisanales intenses dans la ville. La céramique est l'activité la mieux connue en raison de la bonne conservation du matériau, mais il y a aussi des témoignages pour le travail du plomb, de l'os, du textile. Toutefois, certains métiers n'ont pas laissé de trace compte tenu des matières périssables comme le bois, le cuir, l'osier, la nourriture... et seuls les textes peuvent nous renseigner sur le boulanger, le boucher, le tavernier... La plupart des produits fabriqués étaient consommés localement mais d'autres étaient importés de Gaule du sud, d'Italie, d'Afrique et même d'Egypte.


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Ce four de potier a été retrouvé en 1977, il faisait partie d'un ensemble de 12 fours qui appartenaient à un atelier de potier du Ier siècle ap JC. La production était standardisée et importante : surtout des cruches et pots d'argile claire. Des mortiers, des grandes jattes, des bougeoirs et des récipients s'apparentant à des saloirs étaient produits en quantité moindre.
Les fours étaient plus ou moins perfectionnés. Le type le plus répandu dans le monde romain s'apparentait à celui-ci (2ème type). Le four était séparé en deux espaces superposés par un plan perforé : la sole. La partie inférieure (la chambre de chauffe) recevait directement la braise ou la les gaz de combustion, la partie supérieure (le laboratoire) contenait la charge à cuire : les poteries ne se trouvaient pas de cette façon au contact du foyer. Le foyer était allumé à l'entrée d'un tunnel : l'alandier.
Dans le 3ème type de four, les gaz de combustion n'étaient plus du tout en contact avec la charge à cuire, la chaleur traversait le laboratoire dans des tubulures ce qui générait une température plus homogène. La céramique sigillée était produite dans ce dernier type de four (schéma ci-contre).

Le quartier de St Romain-en-Gal a été un centre important de vaisselle de terre cuite. Deux types de production totalement différents ont été relevés :
- une production de tradition gauloise : écuelles en céramique grise, pots à cuire et bols peints
- une production italique : imitation de la céramique sigillée et gobelets à parois fines de l'Italie centrale. Ce type de production est abandonné au début du Ier siècle ap JC, concurrencé par les grands ateliers de la Gaule du sud. Ne demeurent que les céramiques communes de couleur claire (notamment les cruches).

Le travail de l'os est une spécialité gauloise, il est pratiqué par le tabletier. Les os utilisés sont les os longs des pattes de bovins (les métapodes). Avant d'être utilisés, les os doivent être plongés dans une solution de chaux vive pendant une vingtaine de jours afin que ne demeure que la partie osseuse.
Le tabletier utilise peu d'outils pour exercer son activité : scie, ciseau, maillet, polissoir, perçoir à archet pour faire les chas des aiguilles.
Les principaux objets fabriqués sont les aiguilles, les épingles, les jetons, les dés à jouer, les stylets pour écrire sur les tablettes de cire, les charnières, les manches de couteau, les peignes, les cuillères...

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Le travail du textile est une activité importante qui mobilise une main d'œuvre en grande partie féminine. La matière première, la laine et le lin, provient des campagnes alentour. La laine brute est lavée et dégraissée, puis cardée sur le lieu de production. Le lin est mis à macérer pour libérer les fibres (le rouissage) avant le démêlage à l'aide d'un peigne (cardage réalisé par les femmes).
Le filage terminé, les fils sont ensuite confiés à des artisans de la ville spécialisés dans le tissage. Ils utilisent des métiers à tisser verticaux ou horizontaux suivant la nature du tissu souhaité. Là encore, le tissage des toiles de lin ou draps en laine est effectué par des femmes qui gagnent douze deniers communs par jour (Edit du Maximum de Dioclétien en 301).
L'étoffe est ensuite préparée dans l'atelier des foulons (voir ci-dessous) et des teinturiers avant d'être vendue au tailleur.
Le chanvre est utilisé pour fabriquer les cordages.

Dans l'ensemble triangulaire, dont la pointe est constitué par des bâtiments artisanaux, on a retrouvé un atelier de foulons pour laver les textiles ou exercer des activités de tannage. Les bassins, au nombre de quatre, avaient une capacité de 25 m3. Ils étaient couverts et ouvraient sur une cour centrale (voir la reconstitution). Les bassins étaient rendus étanches par un enduit de mortier de tuileau. Ce revêtement, à base de chaux et de tuiles ou brique pilées, résistait aussi à l'eau. Les artisans foulons piétinaient les vêtements ou la laine brute. On ajoutait à l'eau de lavage des substances alcalines telles que de l'urine, des sels de potasse, de la soude, de la cendre. Pour assouplir les vêtements on ajoutait une terre argileuse spéciale, "la terre à foulons".
Les pièces annexes étaient réservées au battage du feutre, au blanchiment par soufrage et au séchage.

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Le plomb était le métal le plus employé car il était peu coûteux, facile à fondre et à recycler. L'eau était acheminée dans chaque maison par des tuyaux emboîtés en plomb.
Les tuyaux étaient fabriqués à partir de deux feuilles de plomb cintrées et ajustées par soudure (soit avec apport de métal, soit par fusion des deux bords). Les feuilles de plomb étaient obtenues par coulée sur du sable.
Les tuyaux étaient assemblés soit par emboitement à l'aide de manchons, soit par soudure à l'étain ("jonction en olive").
Sur les tuyaux, figurent souvent des inscriptions (nom du plombier) ou des motifs décoratifs, ils étaient obtenus par moulage, l'empreinte était imprimée en creux dans le sable de la fonderie à l'aide de plaques modèles.
Soixante-dix noms de plombiers ont été recensés sur les tuyaux, mais on n'a retrouvé aucun atelier de plombier. Il est probable que les plombiers exerçaient leur activité de fonte à l'emplacement même des chantiers.
Le plomb était utilisé aussi pour assembler des blocs de pierre, sceller des statues, couvrir des bâtiments.
Ci-contre, le
tuyau dit "de l'Empereur Caracalla"(213 ap JC) : il s'agit d'un fragment de tuyau en plomb de grosse section. Cet objet, malheureusement privé de tout contexte archéologique mais provenant de l'agglomération antique de Vienne, porte une marque de fabrique, disposée à l'envers, L.VIR SATTO.V. Après la lettre "V", le  "F" de Fecit a pu exister sur la "plaque modèle" correspondante mais ce n'est pas certain ("F.V : Vienna Fecit" : fait à Vienne).
C'est dans les villes de Vienne et de Rome que l'on a retrouvé le plus de traces de l'activité des plombiers.

Les Gaulois sont des artisans verriers confirmés.


Pour en savoir plus sur les Gaulois et le verre.

Pour voir la technique du verre.


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