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SCEAUX-DU-GATINAIS - 5/17

Aquae Segetae  : les fouilles archéologiques

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   La table de Peutinger atteste, comme nous l'avons vu à la page précédente, de la présence à Sceaux-du-Gâtinais d'un grand centre thermal à l'époque antique. Mais comment le site archéologique a-t-il pu être redécouvert ?
   C'est au XIX°siècle, sous Napoléon III et Mérimée, comme dans beaucoup d'autres endroits, que l'on découvre les ruines d'Aquae Segetae. Certes, on connaissait depuis longtemps la présence de ruines au Préau mais sans savoir de quoi il s'agissait exactement. Voilà ce que dit l'abbé Cosson en 1868 (Mémoire lu à la Sorbonne) :
«au mois de juillet de Vannée dernière, sa Majesté l'Empereur, dont l'intelligente et active sollicitude s'étend à tous avec cette munificence dont la science archéologique a reçu tant de précieux témoignages, sur la demande que j'avais pris la liberté de lui adresser et grâce au bienveillant appui du premier magistrat de notre département ainsi qu'à celui de la Société archéologique de l'Orléanais a daigné m'accorder un secours de 2.000 francs pour m'aider à continuer mes recherches...».
Napoléon III assisté par son ami Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques depuis 1834, a permis un grand essor de l'archéologie sous le Second Empire. Mais, plus particulièrement intéressé à l'Empire Romain, il préparait un ouvrage «Histoire de Jules César», paru en 1866. Les fouilles du Préau ne pouvaient manquer d'attirer son attention.

Historique des fouilles

- Au XIX° siècle, les recherches ont porté sur l'identification de l'agglomération avec les premiers relevés de J.-B. JOLLOIS publiés en 1836. Il pensait avoir trouvé la « Vellaunodunum* » des Commentaires de César.

* Vellaunodunum est un oppidum gaulois, chez les Sénons, qui fut pris en mars -52 par Jules César lors de la guerre des Gaules, en seulement trois jours. On ignore son emplacement exact, César ne précisant seulement qu'il est situé à deux jours de marches d'Agedincum en allant vers Cenabum. Il fut identifié à Beaune-la-Rolande, Montargis, Triguères ou encore Château-Landon.

- 1873 : L'abbé COSSON publie le tracé d'un aqueduc qui conduit les eaux des sources de Quiers-sur-Bezonde à Aquae Segetae sur près de 25 kilomètres.
- 1917 : l'archiviste du Loiret, J. SOYER, identifie les vestiges de Sceaux-du-Gâtinais à l'antique « Aquis Segeste » figurée sur la Table de Peutinger
- 1950 : sondages de l'abbé Mouflet puis Michel Roncin
- 1963 : début des fouilles importantes. Michel Roncin dégage le centre cultuel.
- 1973 : lors des fouilles du nymphée, la découverte d'une plaque dédïcatoire à la déesse Segeta permet de confirmer l'hypothèse émise par J. Soyer.
- 2005 : le programme de recherche est relancé sous la responsabilité de J. Vilpoux (
La Maison René-Ginouvès, Archéologie et Ethnologie)
http://www.mae.u-paris10.fr/arscan/1-4-2-6-Sanctuaire-et.html


Document extrait de l'exposition à Chamerolles "Aux origines du Loiret" (2009-2010)

Cliquer pour lire les grandes étapes de la redécouverte


Document extrait du dossier pédagogique "archéologie d'une ville gallo-romaine Aquae Segetae" (Jocelyne Vilpoux et Damien Aubriet)
Si le parcours de l'aqueduc est bien identifié, son arrivée sur la ville reste hypothétique.

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