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Montbouy L'amphithéâtre de Chenevières


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"Creusant les tranchées entre Montbouy et Montcresson, sur le rivage de la rivière Loing, en un lieu appelé Chenevières, furent trouvés sur une colline plusieurs vestiges et vieux bâtiments à la romaine, avec les ruines d'un amphithéâtre...".
     Ce texte rapporte la mention de la découverte quinze ans après le début des travaux de construction du canal de Briare. Mais ce n'est qu'au XVIII° siècle qu'apparaissent les premiers relevés du Comte de Caylus (reproductions ci-dessous)
 

La présence de gradins sur les dessins est sans doute une reconstitution imaginée par l'auteur

Les fouilles continuent dans les années 1780 mais ce n'est que dans la première moitié du XIX° siècle qu'une étude sérieuse, avec publication, est entreprise par la Commission des Antiquités du Département du Loiret. L'édifice est classé monument historique en 1862. Rien ne permet de dater précisément la construction de ce monument.
L'amphithéâtre s'appuie sur une petite butte mais la plus grande partie de la cavea est soutenue par du remblais de sables argileux provenant du Loing. Un mur périphérique, deux latéraux et le podium encadrent l'espace réservé au public (cavea). Comme à Entrain (Nièvre), la cavea n'était sans doute pas dotée de gradins en pierres ou en bois, les terrasses, visibles aujourd'hui, ont été ajoutées au XIX°siècle (voir la lithographie de Charles Pensée ci-contre). La cavea est réduite à un tiers de cercle et on ne sait pas de quelle manière les spectateurs y accédaient.
L'arène est un espace plat de forme elliptique (50,7 m x 34,2 m) qui comprend trois ouvertures. Au milieu du podium, sous la cavea, se trouve une petit salle carrée (2,50 m de côté) voûtée en berceau. Près de l'entrée de cette pièce, il a été découvert, dans la 2ème moitié du XIX° siècle, une statuette en bronze représentant mercure, elle est aujourd'hui perdue.

Le mur périphérique de la cavea, malgré sa dégradation, est impressionnant par sa taille et surtout par son appareillage régulier et soigné. Il est construit en opus vittatum (petit appareil avec joints tirés au fer).

Un deuxième mur, moins haut (0,5 m) et moins long, a été construit plus tard à 1,10 m du grand mur périphérique pour drainer les eaux de pluie.

Sources principales de cette page : "Montbouy, Un village, une histoire". Nathalie BUCHEZ, Pascale CHARDRON (ASPAM) - Inventaire général du Loiret.