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Pour profiter du superbe paysage (voir les photos 1 à 10,
26, 27), on a intérêt à rejoindre
le site à pied (pour les bons marcheurs) à partir du monastère du Prophète-Elie. De là, on se rend par la ligne de Crête (photo
1
) à l'ancienne Théra,
après la visite,
on redescendra également à pied (16 km) pour rejoindre sur la côte, Périssa
et sa plage.
Les ruines s'étendent de part et d'autre de la rue principale sur une
longueur de 800 m environ et sur une largeur de 150 m. On peut encore
distinguer, du nord au sud, les principaux monuments très ruinés :
- Le
Téménos
(enclos sacré) (photo
12) d'Artemidoros
de Pergé (amiral des Ptolémées) : il est taillé dans le roc, on peut y voir
encore gravées sur le rocher les sculptures des animaux sacrés de l'autel de
la Concorde : l'aigle de Zeus, le lion d'Apollon, le dauphin de Poséidon et
le profil sculpté d'Artemidoros lui-même.
- l'agora Nord
: bordée par le temple de Dionysos.
- l'agora Sud
:
(photo
13) elle est bordée par un portique royal à colonnade intérieure et
exèdres. Derrière le portique, on peut voir dans une maison hellénistique,
sculptés dans un cartouche, des phallus
(photo
14) et une inscription "aux amis".
Deux stèles gravées reposant sur des colonnes cassées
(photo
15) rappellent une
fondation de colonie, le texte est connu sous le nom de "serment des
fondateurs", l'
inscription a été trouvée à Cyrène, gravée
au IVème siècle avant Jésus-Christ, elle reprend
une inscription beaucoup plus ancienne d'un décret de
Théra. L'oracle (Apollon) demande aux habitants de Théra
d'aller fonder une colonie grecque à Cyrène, en Libye. Les colons étaient
tirés au sort et chaque famille devait livrer un de ses enfants. Les exilés
s'engageaient à ne pas revenir; en cas de retour, ils étaient lapidés (si la
colonisation échouait le retour était cependant accepté au bout de cinq
ans). Hérodote(-484? -425) parle de cette colonisation forcée ("Enquête",
livre IV ). Il
rapporte que
Battos partit comme œciste
(fondateur), sur ordre de l’oracle de
Delphes, avec quelques compagnons chassés de Théra par la famine,
sur deux pentécontores
(bateaux de 25 rames par bord,
soit environ une centaine d’hommes).
Le pêcheur Corobios les guida. La
cité
fut fondée en 631 av JC. La
nymphe Kyrènè lui aurait donné son nom.
- le
théâtre
:
(photo
16) il a été remanié par les Romains.
- le
sanctuaire des dieux égyptiens
: taillé dans le roc, il était consacré
à Isis, Anubis et Sarapis.
- Les
thermes
- La
chapelle de l'Evanghélismos avec un hérôon
- En reprenant la voie sacrée on atteint le
temple d'Apollon Carneios, fondé
au VIème siècle av JC.
- La
terrasse des fêtes
: elle date du VIème siècle av JC et était le centre religieux d'un culte
dorien en l'honneur d'Apollon Carneios. On y célébrait notamment les
Gymnopédies : les éphèbes, jeunes soldats faisant leur service militaire, se
livraient, nus, à des danses et exercices. Les parois du rocher portent des
noms de dieux et d'éphèbes accompagnés d'épithètes amoureuses.
- le
gymnase
: il date du IIème siècle av JC et se trouve à l'extrémité de l'arête
rocheuse. Il se composait d'une grande cour sur laquelle s'ouvrait une
grotte d'Hermès et d'Héraclès, dieux des éphèbes. Une série de chambres
abritait la garnison des éphèbes.
- Les
thermes
: ils datent de l'époque romaine. |