Byzance
Byzance, l'hippodrome.

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Aujourd'hui, il reste peu de témoignages archéologiques du passé grec d'Istanbul, les vestiges de l'époque romaine sont un peu plus nombreux c'est pourquoi "nous nous autoriserons à traiter le passé de la ville jusqu'à l'Empereur Justinien".


*Borne à partir de laquelle étaient calculées toutes les distances dans l'Empire byzantin.

1. l'hippodrome

2. loge impériale

3. milliaire d'or*

4. le phare

5. l'entrée du palais

6. les églises du palais

7. salles d'apparat

Reconstitution d'après A. Vogt
(manuel Bordas 5ème)

Septime Sévère fit construire l'hippodrome en 203 après avoir fait raser la ville coupable de rébellion. Peut-être espérait-il ainsi reconquérir le cœur du peuple en faisant édifier ce premier monument sur une colline dominant la mer de Marmara. Constantin l'agrandit au IVème siècle pour former un rectangle de 450 m sur 150 m. Pour réaliser l'agrandissement, on dut construire au sud une terrasse soutenue par des voûtes immenses reposant sur des piliers. Ces galeries abritaient les écuries, les cages aux fauves, le quartier des auriges (conducteurs de chars) et des gladiateurs. Le long des deux grands côtés de l'hémicycle se trouvaient 40 rangées de gradins sous lesquels un marché ne tarda pas à s'installer. La tribune impériale, véritable résidence, se trouvait au milieu du côté est et communiquait directement avec le palais. Devant cette tribune, une loge avançait sur l'hippodrome, elle abritait la garde de l'Empereur. La loge de l'Impératrice était distincte de celle de l'Empereur mais on ne connaît pas son emplacement exact. Sur l'axe du champ de course se trouvait la Spina (dorsale), un long podium en pierre autour duquel se déroulaient les courses, à chaque extrémité trois bornes délimitaient la piste en pierre recouverte de sable. Sur la Spina, s'élevaient de nombreux monuments dont il ne subsiste plus que l'obélisque de Théodose, l'obélisque muré et la colonne serpentine.
L'hippodrome était le centre des activités civiles, les courses de char et les combats de gladiateurs s'y déroulaient ainsi que les célébrations en l'honneur de l'Empereur. Il n'était pas rare aussi d'y voir s'y dérouler des émeutes car une partie de la politique de Byzance se faisait sur le champ de courses. En 532, le général
Bélisaire dut massacrer quelques 40 000 rebelles pour sauver le trône de Justinien. Les querelles avaient le plus souvent comme origine l'affrontement entre deux partis politiques, les Verts et les Bleus. Les Verts (associés aux Rouges) proches du peuple, liés au commerce et à l'artisanat, étaient favorables aux déviations orientales de l'Eglise. Les Bleus (associés aux Blancs), proches de l'aristocratie romaine, fiers de leur origine souvent gréco-romaine, tiraient parti de l'exploitation de leurs terres et étaient partisans de l'orthodoxie religieuse. Les empereurs devaient composer avec ces factions dont la révolte pouvait faire vaciller le pouvoir et mettre la ville à feu et à sang. Les empereurs dépensaient des sommes considérables pour organiser des fêtes somptueuses à l'hippodrome afin de satisfaire le peuple. La mainmise des Latins sur Constantinople en 1204 marqua la fin des fêtes de l'hippodrome. Lorsque les Ottomans s'emparèrent de la ville, l'hippodrome devint une carrière de marbre et un champ de tir à l'arc pour les pages du Sénat. En 1826, le sultan Mahmut II y fit massacrer 30 000 janissaires.

     

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